Particularités du Système musculaire    

        Une grande partie de la répartition des fibres est programmée génétiquement, cela explique en partie les performances hors du commun réalisées par certains athlètes. En complément d’un entraînement drastique, ils bénéficient d’avantages génétiques.

        Toutefois, il est possible de modifier la répartition de ses fibres musculaires en favorisant un type d’entraînement et d'alimentation, plutôt qu’un autre. Le sprinter, par sa discipline et son entraînement aura beaucoup plus de fibre rapide que le marathonien.
 
 
        Ainsi, les muscles pectoraux des espèces domestiques ou non  migratrices contiennent exclusivement des fibres rapides glycolytiques, capables de fournir  une série de contractions rapides et puissantes mais pendant un temps bref. 
        l'opposé, les muscles pectoraux des oiseaux migrateurs contiennent des fibres rapides oxydo-glycolytiques caractérisées par des propriétés contractiles légèrement moins rapides et puissantes mais, en raison de leur meilleure résistance à la fatigue, à même de soutenir un effort plus prolongé. 
        On trouve dans la partie profonde des muscles pectoraux des fibres lentes capables de maintenir une activité contractile modérée mais prolongée dans le temps.
 
Extrait d'un article de L'INRA Typologie et ontogenèse des fibres musculaires chez les oiseaux
 
Les substrats energetiques employés par ces  fibres musculaires sont différents.

1. LES FIBRES I. (rouges ou lentes)

Ces fibres produisent un travail d'endurance, de répétition et ou de maintient postural. Autrement dit un travail lent et d'amplitude réduite. De diamètre moyen, elles sont riches en sarcoplasme qui fournit l'énergie et moins riches en myofibrilles qui effectuent le travail. Leur métabolisme est essentiellement oxydatif. Ce qui veut dire qu'elles carburent plutôt aux graisses, plutôt qu'aux sucres, et ce en présence d'oxygène. Elles sont riches en glycogène et en triglycérides et elles contiennent de très nombreuses mitochondries. Ce sont ces fibres qui permettent aux oiseaux migrateurs de traverser la Méditerranée d'un seul vol.

Ce système ne produit pas de déchets métaboliques.

2. LES FIBRES II. (blanches, rapides)

Plus riches en myofibrilles que les précédentes, elles contiennent autant de glycogène que les fibres I mais sont dépourvues de triglycérides, et leur métabolisme est à prédominance glycolytique (utilisation des glucides)

Lorsqu'elles sont activées, elles donnent une réponse rapide, une tension élevée, mais sont rapidement fatigables. Elles conviennent aux exercices brefs et intenses (sauts, sprints) et sont mises en jeu dans les activités de courte durée (résistance).

Elles se subdivisent en deux sous-groupes et des formes de transitions. On peut considérer que toutes les formes existent entre les fibres blanches rapides et rouges lentes. Tout travail de musculation va sélectionner les fibres par le type d'entraînement effectué.

Le métabolisme glycolytique produit des déchets, l'acide lactique, responsablede "crampes musculaire".

3.Fibres rapides Oxydatives / glycolytiques ou Intermédiaires

Les muscles contiennent aussi des fibres roses (oxydatives rapides) possédant, en plusieurs aspects, des caractéristiques intermédiaires. Elles possèdent toutefois des capacités aérobies plus élevées que les blanches. Elles sont donc utilisées pour des mouvements répétitifs rapides, pour la locomotion soutenue, comme par exemple pour la course sur distance moyenne, la nage du 400 m ou le vol chez plusieurs oiseaux.

 

        Par opposition aux deux types précédant elles sont fortement sensibles à l’entraînement et en fonction de celui-ci deviendront plus oxydatives ou plus glycolytiques


    A priori il n'y a pas de différence entre l'homme et le pigeon tous deux vont utiliser les graisses intramusculaire pour les épreuves de fond, ceci est vrai également pour les épreuves de vitesse mais dans une moindre mesure. 

    Le but et d'amener le pigeon avec une réplétion musculaire en glycogène et surtout en graisses intramusculaires, car la graisse de surface sera mal utilisée et handicapante car génératrice de surpoids.

    Il a été montré chez le l'homme et chez le cheval que l'alimentation lipidique" graisses de qualité" permettait de mettre en oeuvre plus rapidement l'utilisation des graisses qui ne produisent pas de toxines et d'économiser aussi le glycogène ce qui retarde la production d'acide lactique responsable de "crampes"
    Le risque dans les concours de fond est l'utilisation des proteines corporelles pour produire de l'énergie quand le pigeon n'a plus de réserve, car son muscle va "fondre" .
    Cependant le pigeon n'a pas la volonté comme en humaine de battre un record aussi il régulera son effort en fonction de son métabolisme, il ne se mettra pas dans le "rouge" plutot à l'optimum, alors que les sportifs humains iront au maximum.

  1. Mécanisme aérobie ou oxydatif :

1 Glucose + O2  =  39 ATP + CO2 + H2O + Chaleur

1 FFA (Palmitate) + O2  =  129 ATP + CO2 + H2O + Chaleur

N.B. : FFA = acide gras libre

Dans le mécanisme aérobie les molécules de substrats (Glucose – Acide gras libre) sont complètement dégradés en CO2 et H2O en présence d’oxygène. Cette dégradation s’accompagne d’une libération d’énergie dont une partie servira à la formation d’ATP et l’autre sera éliminée sous forme de chaleur.

 

    2 ) Le mécanisme anaérobie ou lactique.

1 Glucose  =  3 ATP + Acide lactique

Il s’agit donc d’un mécanisme visant à produire de l’énergie en l’absence d’O2 par l’intervention d’une enzyme ( LDH ). Ce mécanisme permet des efforts d’intensité très violente mais de durée limitée ( 1 à 2 minutes maximum ) en effet par molécule de glucose ne sont produit que 3 ATP et une molécule d’acide lactique qui ne peut être métabolisée et qui doit donc être éliminée par la circulation pour être détoxifié au niveau du foie. L’accumulation de cet acide au niveau musculaire va diminuer localement le Ph avec pour conséquences une diminution des fonctions enzymatiques aérobies ralentissement des réaction oxydatives, fatigue et douleur musculaire (Crampes)

 

Le système le plus productif en ATP, le carburant final du muscle, est le système aérobie avec utilisation des graisses intramusculaires

            

Ce tableau montre que les glucides seront utilisés au début du travail musculaire, et que les acides gras ne seront solicités que plus tardivement.Ces courbes sont une configuration d'un sportif humain, on ne connais pas les évolutions des différents substrats utilisés par le pigeon, aussi la notion de temps figurée sur le tableau n'est pas exactes.Il semblerai cependant que le métabolisme des acides gras soit plus rapidement solicité.